Le Burn Out Maternel

Le Burn Out Maternel

« Le burn out maternel aussi appelé par Violaine Guéritault “La Fatigue Physique et Émotionnelle des mères” est un état qui commence par l’épuisement. L’épuisement est une fatigue qui dure depuis plusieurs semaines.

Des difficultés à se lever le matin, des douleurs qui apparaissent, s’énerver plus souvent, oublier des rendez-vous ou de faire certaines choses sont les signes qu’il est temps d’agir. »

CF https://burnoutmaternel.fr/

Aujourd’hui je voulais vous parler d’un sujet qui me touche et qui peut également toucher et/ou intéresser certaines et même certains.

En effet, j’avais à cœur d’en parler car c’est un sujet encore tabou et peu connu.
Malgré l’évolution des mentalités dans notre société, il reste encore un long chemin à parcourir au niveau de l’égalité homme femme et des stéréotypes.

De nos jours, de nombreux enjeux pèsent sur les Mamans: elles se doivent d’être des mères exemplaires, tout en étant des femmes accomplies niveau professionnel, sans oublier d’être des compagnes agréables pour leur conjoint. Elles doivent jongler avec ces différentes casquettes avec dextérité sans se plaindre et supporter le poids de leur culpabilité dès que quelque chose cloche.
Le poids de toutes ces choses à penser ou à faire s’appelle la charge mentale et est bien encore aujourd’hui supportée le plus souvent par les mères.
Les rendez vous médicaux, les courses, les rencontres parents-professeurs, les activités extra-scolaires des enfants… et j’en passe. Pour faire simple tout ce qui a trait à l’organisation de l’emploi du temps de la famille et la gestion du quotidien.

En voulant exceller dans tous les domaines, ces mamans s’épuisent petit à petit jusqu’à arriver finalement à ne plus supporter leur quotidien, leur entourage. Elles deviennent irritables, s’énervent pour un rien, dépriment et finissent par ne plus avoir gout à la vie. Les activités qui jusqu’alors étaient sources de plaisir deviennent des corvées. En voulant satisfaire tout le monde, on finit par s’oublier soi-même, et c’est bien là où se niche le danger.

Je parle ici en connaissance de cause, je connais ces sentiments et j’essaye encore aujourd’hui de m’en dépêtrer petit à petit. Ce n’est pas quelque chose de facile, et pour ma part il y a toujours des hauts et des bas. Des jours où tout se passe relativement bien et d’autres où je voudrais disparaître complètement et pouvoir enfin me poser seule dans une tranquillité que je n’ai plus croisé depuis bien longtemps.
Ce que je dis peut paraitre horrible pour certains et d’autres voudraient me dire certainement d’assumer, car après tout je les ai bien voulu ses enfants. Bien sur que je les ai voulu et je suis tellement heureuse qu’ils soient là. Je n’envisage même pas la vie sans eux, mais ce qui me manque et manque certainement à beaucoup de mamans épuisées c’est bien un peu de temps rien que pour soi. Nous ne sommes pas que des mamans, nous sommes aussi des femmes, des êtres humains à part entières, avec leurs envies, leurs idéaux mais aussi leurs qualités et leurs défauts.

Quand je me voit crier sur mes enfants, je culpabilise tellement, je me sens si nulle et j’ai l’impression d’être une mauvaise mère. Je voudrais que les choses changent pour moi mais aussi pour d’autres mamans que je connais et pour celles que je ne connais pas.
Que l’on soit maman au foyer, femme active, maman solo , belle mère ou autres , il faut arrêter de se tirer dans les pattes en critiquant telle ou telle autre maman mais essayer de s’accepter et de se comprendre.
Chaque personne a un vécu différent que l’on ne connait pas, arrêtons de nous juger continuellement et soutenons nous.
Moi même je suis maman au foyer par soucis d’organisation au niveau des rendez vous médicaux de Logan et de ses besoins mais aussi pour ma fille qui est encore un bébé.

Je vous invite notamment à aller jeter un œil au site https://fabuleusesaufoyer.com/ c’est un site de blog créée par Hélène Bonhomme une maman qui a connu le Burn Out Maternel et qui a décidé d’en faire une force comme vous aller pouvoir le voir. Chaque jour elle propose un texte sur différents sujets à recevoir par mail et bien d’autres chose comme des spectacles et des formations. Elle a désormais une équipe de rédaction qui fait du très bon travail. Allez voir, moi cela m’aide beaucoup et si cela peut en aider d’autres ça serait vraiment génial.

J’espère que cet article vous aura plu et aura été utile à certain d’entre vous.

À très bientôt,

Maria

SOPK ? C’est quoi ?

Ce sigle étrange vous interroge, vous en avez vaguement entendu parler ou au contraire vous ne le connaissez que trop bien ?
Aujourd’hui, j’avais envie de parler plus en détails de ce sujet qui me touche particulièrement.

Le SOPK ou plus communément appelé Syndrome des Ovaires Polykystiques est un trouble hormonal chez la femme, dont je souffre.
Pour bien le définir, je me réfère ici à la définition et présentation du site ameli.fr.
« Le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble hormonal rencontré fréquemment chez les femmes en âge d’avoir des enfants, pouvant se traduire par des anomalies du cycle menstruel, de l’acné, une pilosité excessive, un surpoids… voire une infertilité. »

Ce syndrome a pour origine soit un dérèglement hormonal d’origine ovarienne (les ovaires), soit hypophysaire, c’est à dire de l’hypophyse: une glande située au niveau du cerveau.
Les symptômes que j’ai évoqué brièvement grâce à cette définition, varient d’une femme à l’autre. Cependant , la présence d’au moins 2 de ces anomalies permet d’évoquer le SOPK.

Pour ma part, j’ai toujours eu des soucis d’ordres hormonaux dès la puberté. Mes premières règles ont été rares et très irrégulières. Tout ce que mon médecin traitant de l’époque m’ait proposé c’est de prendre d’abord du DUPHASTON, un traitement hormonal, puis directement la pilule. J’ai donc dû prendre la pilule très tôt et pendant des années alors que je n’avais aucun rapports sexuels. Je vous laisse imaginer les dégâts…
Avec le recul, je ne pense pas que la pilule était la solution miracle, en effet à part produire de « fausses règles » elle ne résout pas le problème de fond.
Ma meilleure amie qui est infirmière m’en avait parlé et je me suis également documentée la dessus.

En outre, la pilule ne provoque que des saignements dits « de privation », la pilule ne fait qu’apporter des hormones de synthèse les trois quarts du mois, puis fait chuter brutalement cet apport pour provoquer le saignement.
Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous conseil de visiter le site http://www.emancipees.com/ où celui est traité plus profondément. Je me suis d’ailleurs servi de leurs infos pour vous expliquer le principe des saignements de privation sous pilule.

Je ne suis pas en train de juger les personnes qui prennent ou ont pris la pilule depuis des années, mais je pense qu’il faut vraiment bien s’informer sur les différents moyens de contraception afin d’en trouver un adapté à son mode de vie et à sa santé.

Je vous parle de tout cela car à l’époque où nous étions en plein essais bébé , mon mari et moi, et que cela ne fonctionnait pas je m’en suis voulu d’avoir pris la pilule pendant aussi longtemps. Mon corps imbibé de ces hormones de synthèse combiné à mon SOPK n’était pas encore prêt à donner la vie. Cela a compliqué les choses au lieu de m’aider.

Pour en revenir aux autres symptômes que j’ai rencontré, j’ai également eu une perte de cheveux sur le devant de la tête qui fait que j’ai les cheveux très fin depuis le collège. Mes cheveux clairsemés sont vraiment une source de complexes chez moi. J’ai déjà essayé plusieurs traitements sans succès allant du naturel: la levure de bière, au traitement pharmaceutique: lobamine cystéine, en passant par les ampoules de produits divers et variés, des cures de vitamines et autres… La dessus j’ai baissé un peu les bras je l’avoue, je ne sais pas si la solution miracle existe malheureusement.
J’ai également et cela me dégoute vraiment des poils sous forme de duvet foncé qui pousse au niveau du cou et là j’ai vraiment du mal à en parler… Je n’en ai pas énormément mais ça suffit à me complexer. Je sais que je ne devrais pas en avoir honte mais c’est plus fort que moi. Je m’épile régulièrement mais cela revient à chaque fois et quand j’ai le malheur d’oublier j’ai l’impression que l’on ne voit que ça alors qu’en fait non.
J’ai notamment un surpoids, qui est peut être du à ces soucis hormonaux, bien que je soupçonne aussi mon amour de la nourriture comme une des principales responsables.
J’ai vraiment l’impression avec ce SOPK de ne pas être une femme, de ne pas avoir de féminité comme si elle m’était interdite. Interdite aussi bien de l’extérieur: au niveau de l’apparence que de l’intérieur avec mes problèmes de fertilité.

Heureusement après trois ans d’essais infructueux, je suis enfin tombée enceinte naturellement alors que j’allais commencer un traitement hormonal appelé  » Clomid » (Clomifène citrate: traitement de la stérilité) prescrit par mon médecin traitant. La surprise était totale, je ne pensais pas y arriver sans aide médicale. Pour moi, c’était une victoire comme un pied de nez au destin.

Comme vous l’avez su grâce à mon 1er article, ma première grossesse s’est compliqué assez rapidement. J’ai du rester alitée une partie de ma grossesse suite à un hématome retro-placentaire qui avait provoqué des saignements et j’ai vraiment eu peur de faire une fausse couche tardive. Puis au cours de la deuxième échographie dite « morphologique » qui se passe au 5eme mois, on a détecté un gros retard de croissance intra utérin pour mon fils.
Je ne rentrerai pas plus dans les détails dans cet article mais sachez que j’y reviendrai.

J’espère que cet article vous a plu et que cela a pu aider certaines ou certains qui se posaient des questions sur le sujet ou qui voulaient peut être se sentir moins seules.

À très vite,

Maria

Une petite présentation s’impose…

Bonjour, je me présente, je m’appelle Maria, j’ai 31 ans. je suis maman de deux enfants en bas âge, Logan âgé de 2 ans et Maëlle âgée tout juste de 1 an.

Logan , mon ainé est un ancien grand prématuré, il est né alors que je n’étais qu’à 6 mois de grossesse. J’ai eu pas mal de soucis pendant cette première grossesse, et Logan est né avec un gros retard de croissance intra utérin, il ne pesait que 510 grammes.
Il est resté 4 mois et demi hospitalisé au CHU d’Amiens SUD. Son parcours a été long et difficile, surtout au début, et il est passé par tous les services: réanimation, soins intensifs, et néonatologie. Il a subi une lourde opération du ventre à à peine 1 mois après sa naissance, puis des opérations pour ses yeux. Pendant au moins 1 bon mois, son pronostic vital est resté engagé. On peut dire que cette expérience nous a tous profondément marqué. Il est sorti 10 jours avant Noël, c’était notre cadeau de famille un peu en avance.
Désormais il est suivi de près au CHU par les pédiatres et le service ophtalmologie mais également par le CAMPS ( Centre d’Action Médico-Social Précoce) du CHU Amiens Nord. Je n’entre pas plus dans les détails car je suis en train d’écrire sur le sujet. Je ne sais pas encore quelle forme va prendre cet écrit, nouvelle, roman ou autre? Tout ce que je sais c’est que j’en ai besoin afin d’extérioriser tout ça, faire un travail de mémoire pour notre famille mais également pour informer et sensibiliser sur le sujet de la prématurité. Ce sujet qui me tient particulièrement à cœur.

Notre fille Maëlle a été comme un cadeau surprise, en effet ma grossesse était plus qu’inattendue mais nous étions très heureux de cette nouvelle bien qu’un peu inquiets, et notre entourage également. Inquiets, oui, car nous ne savions pas si les soucis que j’avais eu pendant ma première grossesse allaient se réitéraient, si elle avait des risques de naitre également prématuré. Je me demandais également comment j’allais réussir à tout gérer, entre les rendez vous médicaux de Logan, mes rendez vous de grossesse et toute la logistique à mettre en place par la suite.
6 mois à peine après la naissance très prématurée et mouvementée de Logan j’étais de nouveau enceinte. C’était même un peu risqué pour ma santé étant donné que je venais de subir une césarienne.
La venue de ce nouvel enfant allait bouleverser notre quotidien.
Malgré nos appréhensions, tout s’est bien passé. J’ai été suivie de très prêt durant cette grossesse étant donné mes antécédents. J’avais le droit à une échographie par mois afin de vérifier si le bébé grandissait et grossissait normalement et prévenir toute anomalie éventuelle. Ces écographies mensuelles étaient le point positif de tout ça, car on ne va pas se mentir 3 échographies pour une grossesse qui dure 9 mois c’est peu. A chaque écho j’étais à la fois impatiente et anxieuse car j’avais toujours peur que mon enfant ait un retard de croissance comme Logan ou une autre anomalie.
La chose un peu plus contraignante et beaucoup moins agréable bien que nécessaire était mon traitement. J’étais sous Aspegic nourrissons et j’avais notamment des piqures d’anti-coagulants quotidiennement. Une infirmière venait me les faire.
Finalement, cela a bien fonctionné, notre petite Maëlle est née par césarienne programmée le 3 Octobre 2019 et pesait 3kg700, deux semaines avant le terme prévu.

J’ai commencé par me présenter moi puis mes enfants mais je n’ai même pas encore présenté mon mari. Les présentations seront brèves car je tiens à préserver notre intimité. Je m’attarderai plus sur l’historique rapide de notre relation et comment et quand je suis tombée enceinte de notre ainé.
Mon mari s’appelle David, il a 31 ans comme moi. Il est animateur auprès de personnes en situation de handicap dans un Foyer d’Accueil Médicalisé.
Nous étions d’anciens collègues de travail qui s’étaient perdu de vue pendant quelques années. Nous nous sommes retrouvés en 2015 et mis en couple assez rapidement. Nous nous sommes mariés en Septembre 2017 à Boulogne sur Mer notre ville natale.
Nous avons ensuite déménagé pour raisons professionnelles sur Amiens. Et l’année suivante, je suis tombée enceinte de Logan en Février, après 3 longues années d’attente et d’essais infructueux.

Je souffre d’ovaires polykystiques, un trouble hormonal qui trouble mes cycles menstruels et ma fertilité. J’allais justement entamer un traitement quand je suis tombée enceinte naturellement et miraculeusement. A l’époque je souffrais beaucoup de ne pas y arriver, j’étais tombée dans une sorte de dépression qui m’avait fait arrêter une formation en cours. J’étais loin de me douter alors que nos problèmes ne faisaient que commencer …
On idéalise très souvent notre première grossesse et sur le coup on ne pense pas pas aux complications éventuelles qui pourraient se produire.
Et bien je peux vous dire que maintenant je suis au parfum! Cette première grossesse aura été jalonné d’obstacles et nous les avons franchis un à un avec plus ou moins de difficultés.

Le but de ce site est de pouvoir échanger avec vous sur tout ce qui entoure la maternité, des soucis de grossesse, à la prématurité; du quotidien pas si simple avec des enfants en bas âge, aux ressentis d’une jeune maman qui est aussi une femme à part entière. Ce blog est aussi une façon bien à moi de m’accorder un peu de temps rien que pour moi. C’est aussi une façon de m’exprimer sur des sujets divers qui me touchent particulièrement. Et si j’arrive grâce à cela à aider à se sentir moins seule certaines ou certains d’entre vous alors ma mission sera accomplie, ce blog aura son utilité.
Je posterai aussi souvent que je le peux. Pour l’instant , c’est moi qui garde mes loulous à temps plein et il est parfois difficile entre les réalités du quotidien et la fatigue de pouvoir s’y consacrer suffisamment.
J’attend que mes loulous aient leur place en crèche afin de m’accorder un peu plus de temps, pour mes projets mais aussi pour mon confort personnel. Ils sont pour l’instant pré-inscris en crèche municipal pour de l’occasionnel, mais les réalités actuelles avec le COVID font que cela soit plus long et que nous risquons de patienter encore un moment.

Pour finir sur une note plus joyeuse , je tiens à vous dire que je suis très contente de voir ouvrir ce blog!

À très bientôt à tous!

Maria