SOPK ? C’est quoi ?

Ce sigle étrange vous interroge, vous en avez vaguement entendu parler ou au contraire vous ne le connaissez que trop bien ?
Aujourd’hui, j’avais envie de parler plus en détails de ce sujet qui me touche particulièrement.

Le SOPK ou plus communément appelé Syndrome des Ovaires Polykystiques est un trouble hormonal chez la femme, dont je souffre.
Pour bien le définir, je me réfère ici à la définition et présentation du site ameli.fr.
« Le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble hormonal rencontré fréquemment chez les femmes en âge d’avoir des enfants, pouvant se traduire par des anomalies du cycle menstruel, de l’acné, une pilosité excessive, un surpoids… voire une infertilité. »

Ce syndrome a pour origine soit un dérèglement hormonal d’origine ovarienne (les ovaires), soit hypophysaire, c’est à dire de l’hypophyse: une glande située au niveau du cerveau.
Les symptômes que j’ai évoqué brièvement grâce à cette définition, varient d’une femme à l’autre. Cependant , la présence d’au moins 2 de ces anomalies permet d’évoquer le SOPK.

Pour ma part, j’ai toujours eu des soucis d’ordres hormonaux dès la puberté. Mes premières règles ont été rares et très irrégulières. Tout ce que mon médecin traitant de l’époque m’ait proposé c’est de prendre d’abord du DUPHASTON, un traitement hormonal, puis directement la pilule. J’ai donc dû prendre la pilule très tôt et pendant des années alors que je n’avais aucun rapports sexuels. Je vous laisse imaginer les dégâts…
Avec le recul, je ne pense pas que la pilule était la solution miracle, en effet à part produire de « fausses règles » elle ne résout pas le problème de fond.
Ma meilleure amie qui est infirmière m’en avait parlé et je me suis également documentée la dessus.

En outre, la pilule ne provoque que des saignements dits « de privation », la pilule ne fait qu’apporter des hormones de synthèse les trois quarts du mois, puis fait chuter brutalement cet apport pour provoquer le saignement.
Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous conseil de visiter le site http://www.emancipees.com/ où celui est traité plus profondément. Je me suis d’ailleurs servi de leurs infos pour vous expliquer le principe des saignements de privation sous pilule.

Je ne suis pas en train de juger les personnes qui prennent ou ont pris la pilule depuis des années, mais je pense qu’il faut vraiment bien s’informer sur les différents moyens de contraception afin d’en trouver un adapté à son mode de vie et à sa santé.

Je vous parle de tout cela car à l’époque où nous étions en plein essais bébé , mon mari et moi, et que cela ne fonctionnait pas je m’en suis voulu d’avoir pris la pilule pendant aussi longtemps. Mon corps imbibé de ces hormones de synthèse combiné à mon SOPK n’était pas encore prêt à donner la vie. Cela a compliqué les choses au lieu de m’aider.

Pour en revenir aux autres symptômes que j’ai rencontré, j’ai également eu une perte de cheveux sur le devant de la tête qui fait que j’ai les cheveux très fin depuis le collège. Mes cheveux clairsemés sont vraiment une source de complexes chez moi. J’ai déjà essayé plusieurs traitements sans succès allant du naturel: la levure de bière, au traitement pharmaceutique: lobamine cystéine, en passant par les ampoules de produits divers et variés, des cures de vitamines et autres… La dessus j’ai baissé un peu les bras je l’avoue, je ne sais pas si la solution miracle existe malheureusement.
J’ai également et cela me dégoute vraiment des poils sous forme de duvet foncé qui pousse au niveau du cou et là j’ai vraiment du mal à en parler… Je n’en ai pas énormément mais ça suffit à me complexer. Je sais que je ne devrais pas en avoir honte mais c’est plus fort que moi. Je m’épile régulièrement mais cela revient à chaque fois et quand j’ai le malheur d’oublier j’ai l’impression que l’on ne voit que ça alors qu’en fait non.
J’ai notamment un surpoids, qui est peut être du à ces soucis hormonaux, bien que je soupçonne aussi mon amour de la nourriture comme une des principales responsables.
J’ai vraiment l’impression avec ce SOPK de ne pas être une femme, de ne pas avoir de féminité comme si elle m’était interdite. Interdite aussi bien de l’extérieur: au niveau de l’apparence que de l’intérieur avec mes problèmes de fertilité.

Heureusement après trois ans d’essais infructueux, je suis enfin tombée enceinte naturellement alors que j’allais commencer un traitement hormonal appelé  » Clomid » (Clomifène citrate: traitement de la stérilité) prescrit par mon médecin traitant. La surprise était totale, je ne pensais pas y arriver sans aide médicale. Pour moi, c’était une victoire comme un pied de nez au destin.

Comme vous l’avez su grâce à mon 1er article, ma première grossesse s’est compliqué assez rapidement. J’ai du rester alitée une partie de ma grossesse suite à un hématome retro-placentaire qui avait provoqué des saignements et j’ai vraiment eu peur de faire une fausse couche tardive. Puis au cours de la deuxième échographie dite « morphologique » qui se passe au 5eme mois, on a détecté un gros retard de croissance intra utérin pour mon fils.
Je ne rentrerai pas plus dans les détails dans cet article mais sachez que j’y reviendrai.

J’espère que cet article vous a plu et que cela a pu aider certaines ou certains qui se posaient des questions sur le sujet ou qui voulaient peut être se sentir moins seules.

À très vite,

Maria

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